dimanche 31 janvier 2016

Éternicide

Vos émotions
Vos sentiments
Votre bonheur

Figés
Ancrés dans le temps
Pour l'éternité



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lundi 23 novembre 2015

En combien de mots doit-on écrire une nouvelle ?


Plusieurs d'entre vous m'ont déjà posé la question, et j'avoue avoir du mal à y répondre. Parce que cette question, au fond, me dérange.

Les standards

Sachez qu'il est difficile de donner une longueur standard, pour plusieurs raisons. D'abord, tout le monde n'est pas d'accord sur ce qu'il convient d'appeler une "nouvelle". La nouvelle francophone est généralement courte (quelques pages) avec des personnages peu développés du point de vue de la psychologie. La nouvelle anglo-saxonne (short-story pour les intimes) est quant à elle plus longue (parfois une quarantaine ou une cinquantaine de pages) avec, vous l'aurez deviné, des personnages plus détaillés. 

Est-ce que quelqu'un a tort dans cette histoire ? Je ne crois pas. Si cela vous tracasse vraiment, vous pourrez très certainement trouver des gens ravis de vous donner des standards plus ou moins officiels, tout comme il existe un canevas précis des différentes étapes successives rencontrées dans le récit fantastique par exemple.


NB1 : ne confondez pas la nouvelle (short story) avec le roman, qui se traduit par novel en anglais.
NB2 : ne confondez pas le nombre de pages dans votre traitement de texte avec le nombre de pages au format livre (j'ai jusqu'ici parlé au format livre).

Les concours

Les concours de nouvelles sont un bon indicateur de la longueur moyenne admise dans le genre de la nouvelle. En général, en francophonie, les concours exigent de se limiter à 8 ou 10 pages (Times police 12). Participer à des concours permet de se donner une idée de "la longueur à atteindre" en moyenne, mais vous comprendrez vite que disposer d'une limitation au niveau de la longueur est assez contraignant.

Racontez votre histoire 

C'est mon conseil. Dans un premier temps, surtout si vous débutez ou si ne vous savez pas exactement où votre récit va vous mener, écrivez votre histoire sans vous soucier de sa longueur. N'encombrez pas votre esprit avec des problèmes de forme. Laissez-vous aller, pas besoin de vous brider. Plus tard, vous pourrez toujours prendre la décision de couper, ou d'étoffer certains passages. Et si vous avez participé à quelques concours, vous devriez intuitivement fournir un premier jet d'une longueur relativement standardisée.

N'ayez pas peur de sortir du cadre. Si votre texte est "trop long" et ne nécessite pas de coupe, qu'il en soit ainsi. S'il est trop court, tant pis. L'important est de raconter votre histoire exactement comme vous le voulez. Le reste n'a que peu d'importance.

C'est un peu comme si vous me demandiez combien de temps doit durer une chanson. Bien sûr, nous savons tous qu'une chanson dure environ 3 minutes en moyenne. Mais cela n'empêche pas "Introdiction" de MC Solaar (1min54) ou "Georgio by Moroder" de Daft Punk (9min05) d'être de purs chefs-d'oeuvre. 

Pour vous donner une idée...

Voici la liste de mes coffee stories, et le nombre de mots qui les constituent. Vous verrez que d'une histoire à l'autre, cela peut varier du simple au double.

Quatre moi en mer : 3 220 mots
Les fourchettes parlent-elles le grec ancien ? : 7 960 mots
Sentiments à vendre : 4 400 mots
Joyeux anniversaire : 4 030 mots
CasSandra : 3 140 mots
Osiris : 4 160 mots





jeudi 5 novembre 2015

Sortir du silence



Le 15 novembre 2015, j'enverrai une nouvelle inédite exclusivement à tous les inscrits à ma newsletter.
Ce texte ne sera publié ni sur Smashwords, ni sur Wattpad en 2015.
Pour en profiter, pour découvrir mon travail, ou pour marquer votre soutien... Vous savez ce qu'il vous reste à faire;)


mardi 17 février 2015

#cestlhistoire

Sous le libellé #cestlhistoire je vous propose d'exercer votre imagination.
Je vous glisse au creux de l'oreille le pitch d'une histoire, des fragments d'intrigue, des contraintes, des consignes, et vous invite à tenter de l'écrire à votre façon.

Vous m'envoyez le résultat ? Je vous donne mon avis avec franchise et le plus grand des plaisirs.



#cestlhistoire d'un homme qui réalise que sa propre femme essaie de le tuer. À moins que ce ne soit pas sa femme, mais quelqu'un postée là, qui lui ressemble sans être véritablement elle, et qui tente de l'éliminer. Peut-être même n'est-il pas chez lui. Mais alors où est-il ? Et qui veut le tuer ? Pourquoi ?



À vous de jouer;)

lundi 12 janvier 2015

Conseil d'écrture #4 : Ritualisez l'écriture, et n'attendez pas


Vous vous en rendrez vite compte, si ce n'est pas déjà le cas : vous êtes plus ou moins disposé à écrire selon les moments de la journée, de la semaine, ou selon les circonstances. On peut être en panne d'inspiration pendant des jours, et puis soudain, on se retrouve sur un coin de table à griffonner le début d'une nouvelle sur une serviette.

N'attendez pas que l'inspration tombe du ciel. Cherchez. Cherchez à définir le contexte dans lequel vous vous sentez le plus à l'aise pour écrire. Soir ou matin ? Sur PC ou à la main ? Avec ou sans café ? Dans quelle pièce ou à quel endroit ? Avez-vous besoin de lire auparavant ? D'écouter de la musique pendant ? Découvrez comment optimiser le temps passé à l'écrture, car il y a peu de choses aussi angoissantes et déstabilisantes que de rester bloqué derrière une feuille ou un écran blanc...

Il existe un état mental dans lequel votre main fait courir le stylo, ou vos doigts courent sur le clavier sans que vous n'ayez plus à penser à quoi que ce soit d'autre qu'à l'histoire qui se déroule presque sans votre intervention. Je ne veux pas jouer dans le mystique, loin de là. Mais peut-être l'avez-vous connu, ce sentiment que l'histoire lancée vous échappe presque. Créez une sorte de rituel, des habitudes à prendre qui vous conditionneront à plus facilement atteindre cet état étrange. Et tant qu'à faire, évitez d'avoir besoin de trop boire ou de vous défoncer pour devenir Shakespeare. Les fumeurs de weed sont des tricheurs. Ils manquent cruellement d'imagination.

N'attendez pas d'avoir en tête la fin d'une histoire pour commencer à l'écrire. La fin s'imposera peut-être d'elle-même. Ou les personnages vous la proposeront. À moins qu'un évènement inattendu n'intervienne.
Avoir un simple pitch en tête et le développer devrait suffire à vous faire tenir la route le temps d'une nouvelle. Chaque histoire doit pouvoir se résumer à un tweet. Quelques modestes exemples :

C'est l'histoire d'un type qui découvre que sa vie est un film (Quatre moi en mer)
C'est l'histoire d'un type qui parle aux objets et tombe amoureux d'une fourchette (Les fourchettes parlent-elles le grec ancien ?)
C'est l'histoire d'un monde où les sentiments s'achètent comme des médicaments (Sentiments à vendre)

Il n'en faut pas plus pour se lancer ! Démarrez. Au pire, vous resterez bloqué. Laissez l'histoire mûrir dans votre esprit, quitte à la remanipuler dans quelques jours, semaines, mois... "Les fourchettes..." est resté à demi-achevé plusieurs mois sur mon pc, avant que je ne parvienne à me dépêtrer de la situation farfelue dans laquelle j'avais réussi à me fourrer, et à fourrer ce pauvre Anthony Flitz. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autre, qui n'a aucune prétention, juste de vous faire comprendre que si vous devez attendre quelque chose, ce n'est pas d'avoir tous les éléments en mains pour écrire l'histoire de A à Z, mais plutôt d'avoir la patience de laisser votre foutu cerveau se reposer entre les montagnes russes de créativité que vous allez lui fare grimper.

lundi 5 janvier 2015

Conseil d'écriture #3 : Lisez les maîtres de vos maîtres



Il est important de s'ouvrir l'esprit, en permanence.
N'oubliez jamais que les livres que nous n'aimons pas nous influencent autant que ceux qui nous plaisent, car ils nous orientent vers la façon de raconter des histoires qui nous correspond.

Dans cette optique d'ouverture, lisez les maîtres de vos maîtres.

Ne vous contentez pas de lire les livres de vos auteurs préférés. Lisez, écoutez, regardez leurs interviews. Soyez attentifs à la réponse qu'ils donnent quand on leur demande de citer leurs écrivains préférés.

C'est ainsi que grâce à Bernard Werber, que j'ai beaucoup (énormément) lu à l'adolescence, j'ai découvert Franck Herbert et Philip K. Dick, dont il n'a jamais cessé de vanter la plume. Dick et Herbert... Deux extrêmes de la science-fiction intelligente, passionnants et pourtant si différents.

Lire les maîtres de vos maîtres, c'est comprendre comment quelqu'un dont l'écriture vous touche a lui-même été influencé par d'autres. C'est comprendre les racines de vos propres goûts. C'est étendre votre perception de l'écriture.

Vous rencontrerez certainement, au détour d'une page, une façon de dire les choses, un ton particulier, une manière d'organiser l'histoire à raconter qui vous touchera et vous permettra d'avancer, peut-être même de débloquer certains des freins qui peuvent encore vous empêcher de vous lancer.

S'ouvrir l'esprit, toujours.